LES MANIFESTATIONS ARTISTIQUES AU COURS DE 2001
Souvent non conformes aux critères de qualité exigés

Si, aujourd’hui, on peut considérer que le Liban est de nouveau, en quelque sorte, dans le circuit culturel international, on peut, cependant, déplorer qu’au cours de 2001, une démarche de promotion et, en même temps, de démocratisation de l’art, (surtout à l’occasion du “Sommet de la Francophonie” qui devait se tenir au mois d’octobre au Liban) -, a mené à l’organisation d’un trop grand nombre de manifestations: salons divers, collectives pour jeunes talents, expositions d’œuvres d’artistes libanais à l’étranger, expositions d’artistes étrangers au Liban, etc... qui n’ont pas, toutes, répondu aux critères de qualité exigés.

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Retour à un certain réalisme.

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Composition de signes envahissant l’espace
selon un rythme libre.

En effet, l’art est, d’abord, créativité, l’œuvre devant être une finalité en elle-même et non un produit commercial répondant aux lois de l’offre et de la demande. L’artiste plasticien doit restituer, à travers ses réalisations, une vision - la sienne - et la “distance” vis-à-vis de la perception joue un rôle éminent dans le contexte objectif de l’œuvre. Celle-ci doit porter en elle “signe et signification” sa vie propre où tout est neuf.
Mais les choses ne sont ni si simples, ni si évidentes. Il n’y a pas un seul public, il y a plusieurs publics et chacun de ces publics peut trouver dans l’œuvre lecture à sa manière.
Dans ce cas, le spectateur est-il en mesure de cerner vraiment l’intention de l’artiste? Y trouve-t-il un message? Y a-t-il relation esthétique? Le regard du spectateur pénètre-t-il l’espace intérieur de l’artiste?

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Ascétisme de la forme,
sobriété de la couleur.

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Un ensemble de sculptures où l’artiste s’exprime avec un langage très personnel.

Tant de questions auxquelles il est difficile de répondre. Cependant, il est une certitude, l’artiste de talent, avec son potentiel créatif, aborde son inspiration dans une émotion non calculée et trouve, intuitivement, le rapport entre son contenu et la perception. Il ne s’agit pas pour lui de s’évader du réel, mais d’aboutir à une équivalence où n’entre plus en jeu que l’essentiel devenant l’âme de l’œuvre qui lie immédiatement l’observateur à une situation poétique.
Une œuvre d’art oblige à cette réflexion et nous transporte, par-delà le matérialisme quotidien dans une dimension esthétique où à la vibration, à l’intuition, à l’essence qui en sont la clef de voûte, s’ajoute l’appréhension de ce qui vient du dedans, l’artiste recréant le réel à travers son moi contemplatif dans une grande qualité émotionnelle. Et c’est le phénomène de la création artistique, le plasticien se situant au point de liaison de la pensée et de l’action, de la recherche et de la créativité.
Aussi, l’artiste authentique, celui pour qui l’acte de créer est viscéral et vital, doit-il s’efforcer, non de plaire au public, mais de lui faire comprendre que le rôle de l’artiste n’est pas de suivre les chemins tracés par ses prédécesseurs, mais d’explorer son domaine en se jetant dans une suite d’expériences dans un foisonnement créateur.
Malheureusement, elles étaient plutôt rares les expositions qui, au cours de 2001, ont pu nous émouvoir par de nouveaux langages plastiques et de nouvelles visions.

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