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Si la loi de lAncien Testament prohibait les images, car elles
mettaient en danger la pureté du Dieu invisible, la venue du Christ
a délivré les hommes de la mythologie et des idoles, en
révélant la vraie figure humaine de Dieu.
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Le VIIème Concile a proclamé que Lhumanité
du Christ est licône de sa divinité. La fonction
iconographique serait donc les deux images du Christ, la visible et linvisible.
Licône de la Nativité est le message de lIncarnation
du Dieu venu sur terre afin que saccomplisse lEcriture.
Limage se caractérise, essentiellement, par son rayonnement
justifiant ainsi le nom de cette fête, Fête de lumières.
Licône, telle que vue par les Orientaux et le rite byzantin,
tourne autour de cette incarnation et axe toute lhistoire autour
de deux personnages principaux: la Vierge et lEnfant, alors que
pour les Occidentaux, influencés par les Franciscains, cest
la Sainte Famille qui est toujours représentée:
lEnfant-Jésus, sa mère Marie et Joseph, le charpentier.
Deux plans divisent, également, licône byzantine. Sur
le plan supérieur, sont représentés la Vierge Marie,
lEnfant-Jésus, les anges, les bergers, les Rois mages, lâne
et le buf. Et sur le plan inférieur, on trouve Joseph, le
diable représenté par un vieil homme et les baigneuses de
Jésus.
Au centre de licône, limage de la Mère et de
lEnfant est faite sur fond dune grotte noire, tandis que le
Christ est enveloppé de blanc.
Les ténèbres de la grotte représentent lenfer,
pour dire que le Christ touchera labîme, quIl ira au
fond du gouffre pour sauver la création. Cette même interprétation
se trouve dans le fait que Jésus est couché, non pas sur
un lit de paille, mais dans un cercueil, enveloppé dans un linceul
blanc. Le Christ est donc né à lombre de la mort.
Lidyllique image du petit enfant innocent disparaît alors,
pour laisser la place à un enfant avec un visage dadulte,
façon de dire que Jésus est né avec un savoir divin
et savait déjà la mission quIl devait accomplir.
La Vierge Marie est vêtue de bleu enveloppé de pourpre, parce
quelle est humaine et porteuse de la Divinité.
Dans dautres icônes, qui représentent le Christ dans
dautres scènes, le Seigneur est vêtu de pourpre et
enveloppé de bleu, pour dire quil est Dieu; puis, homme.
La Sainte Vierge, est en position allongée, car dans les rites
byzantins, le recueillement ne se fait pas à genoux. Dans toutes
les icônes, la Vierge tend la main à son fils, comme pour
dire à tous que: Celui quil faut regarder cest le Christ,
la Vierge étant conductrice et interceptrice. Si elle est plus
proche de Lui que Joseph, cest parce quelle a joué
le plus grand rôle dans la Nativité. Le buf et lâne
représentent les peuples impies qui ne connaissaient pas Dieu et
qui, pourtant, ont cru à la Naissance du Christ, alors que le peuple
choisi de Dieu la renié: Le buf reconnaît
son maître et lâne la crèche de son Seigneur;
Israël ne connaît rien, mon peuple ne comprend rien.
(Is. I,3). La prophétie sest ainsi accomplie.
Si lHistoire ne nous dit pas si les Rois mages ont vraiment existé,
ils ont, néanmoins, joué un rôle important. Leur présence,
ainsi que celle de bergers, donne encore plus de gloire à la naissance
de lEnfant-Dieu. Les anges sont divisés en deux catégories:
ceux qui prêchent les bergers et ceux qui glorifient Dieu.
Le rayon lumineux qui descend du haut de licône représente
lessence de Dieu.
Dans le plan inférieur de licône, Joseph, tantôt
représenté avec une auréole comme Jésus et
Marie et, tantôt, dénué de toute sainteté,
a les traits confus. Il écoute un vieillard, lincarnation
du diable qui semble toujours semer le doute dans son esprit. Ce nest
quaprès la naissance du Christ, quil chasse le doute
et croit, enfin, en cet événement. Il est mis à part
pour quon voit quil nest pas le père de lEnfant.
Pourtant, la foi jouera ici un rôle primordial.
A droite, on voit la sage-femme Salomé baignant le Nouveau-Né,
afin de noter que le Christ est devenu un être humain; que sa naissance
a été naturelle et quil sera baptisé plus tard.
Cette icône, gardée au musée byzantin dAthènes,
représente donc toute lhistoire de la venue du Christ: sa
Nativité, sa sagesse, son baptême, sa souffrance, sa mort;
puis, sa Résurrection. Elle relate donc, en toute simplicité,
le récit évangélique. Lart est donc dans luvre
et les suggestions dogmatiques quelle dénote.
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