Dans Cette Rubrique
Synode patriarcal maronite:
observations et critiques...
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Lourde responsabilité de la Commission
des libertés de la FJA
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En marge du forum économique
mondial de la mer Morte
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Le sport unit...
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Par Edouard BASSIL
Synode patriarcal maronite:
observations et critiques...

Photo Des observations, certaines négatives et des critiques ont été formulées contre le Synode patriarcal maronite. Mais elles ne minimisent nullement l’importance de cette conférence ecclésiale, dont la première session qui a duré plusieurs semaines, sera suivie d’une seconde en octobre 2004. La perfection n’est pas de ce monde et les travaux accomplis jusqu’ici constituent un premier pas sur le bon chemin.

Au terme de neuf semaines de délibérations et d’échanges de vues autour des questions figurant à son ordre du jour, le synode patriarcal maronite a clôturé sa première session, la seconde devant tenir ses assises en octobre 2004.
On peut lire un compte-rendu des travaux de la dernière semaine et des recommandations adoptées, ailleurs dans cette livraison. Nous nous contenterons ici de nous faire l’écho, autant des observations émises, que des critiques formulées par divers milieux, à propos des sujets discutés et des résultats auxquels ils ont abouti.
Tout d’abord, il importe de préciser que le synode revêt un cachet ecclésial, concernant l’Eglise de tous les fidèles maronites, en particulier et chrétiens, en général, sans exclure les citoyens des autres communautés. De fait, des dignitaires et des laïcs musulmans y ont participé.
Il a procédé à une autocritique et projeté une vision futuriste des problèmes intéressant la vie des fidèles à tous les plans et des moyens à mettre en œuvre pour leur trouver les solutions adéquates.
Venons-en, à présent, aux critiques. D’aucuns se plaignent de ce que les partis politiques n’aient pas été invités à se joindre aux membres du synode. Les partis et courants chrétiens ont la possibilité de présenter des suggestions qui seront soumises à la seconde session.
Même remarque de la part des mouvements de jeunes qui se sentent marginalisés. Si les jeunes étaient absents aux travaux de la première session, leurs problèmes ne l’étaient pas, de même que la politique. Preuve en est que des dossiers ayant fait l’objet des délibérations avaient pour titres: “La maronité et la politique” et “la maronité et les jeunes”.
S’il est un peu vrai qu’il y a eu depuis Taëf (1992), une cassure entre la classe politique et la tranche chrétienne et, plus particulièrement, maronite de notre peuple, Bkerké ne cesse de traiter tous les sujets intéressant, la chrétienté dans ses homélies dominicales et ses messages de Noël, du Carème et de Pâques ou à travers les communiqués que diffuse l’assemblée des prélats à l’issue de leur rencontre mensuelle, en plus des déclarations communes des patriarches chrétiens d’Orient.
Les tribunaux religieux ont, également, fait l’objet de critiques, surtout pour leur retard à trancher les litiges. Or, des recommandations adoptées portent sur la nécessité d’améliorer et le niveau et la procédure de ces tribunaux, en vue d’améliorer leur prestation. Et, aussi, sur les droits de la femme.
La première session du synode est un premier pas dans la bonne voie; il s’agit, à présent, que ses travaux se poursuivent avec le même élan et que ses résolutions ne restent pas lettre morte. D’ailleurs, une courte prière sera récitée chaque dimanche dans les églises maronites du Liban et à l’étranger à l’intention de cette assemblée qui ne peut ni ne doit plus faire marche arrière ou s’arrêter à mi-chemin.

Lourde responsabilité de la Commission
des libertés de la FJA

PhotoLa commission permanente des libertés relevant de la Fédération des journalistes arabes, assume une lourde responsabilité et son président a du pain sur la planche sur le plan tant local que du monde arabe (du Machrek et du Maghreb). En plus des affaires de la NTV et de la MTV, il s’occupe du cas d’un confrère arabe incarcéré au Maroc et en a discuté avec l’ambassadeur de ce pays à Beyrouth (notre photo).

Combien lourde est la responsabilité de la Commission permanente des libertés relevant de la Fédération des journalistes arabes, dont M. Melhem Karam assume la présidence, tout en cumulant la vice-présidence de la FJA et la présidence de l’Ordre des journalistes libanais.
Les membres de la fédération ont fait un bon choix en jetant leur dévolu sur un confrère dont le professionnalisme n’a d’égal que son souci de défendre les libertés. M. Karam a, s’il en est encore besoin, donné la preuve de sa détermination à prendre le parti de ses confrères, sous l’angle professionnel, partout où ils se trouvent dans le monde arabe (du Machrek et du Maghreb), abstraction faite de leurs affiliations politiques et idéologiques.
Il a réagi, cette fois, en faveur d’un journaliste marocain, Ali el-Mourabet. Observant une grève de la faim depuis plusieurs semaines, en signe de protestation contre son arrestation et les conditions de son incarcération, son état s’est affaibli au point de nécessiter son hospitalisation.
Le président de la Commission des libertés a pris position en sa faveur et on peut comprendre son embarras, étant donné les excellentes relations qu’il entretient avec les chefs des missions diplomatiques arabes accrédités à Beyrouth et, spécialement, celui du royaume chréfien.
M. Abdel-Jalil Fenjiro, représentant du gouvernement de Rabat, lui a rendu visite pour lui remettre un mémoire traitant du cas de Mourabet dont M. Karam a réclamé la libération et la levée de la mesure frappant ses deux journaux de suspension administrative,
Le mémoire de Rabat fait état d’un discours de S.M. Mohamed VI le 29 mai, dans lequel il rappelle que “la pratique des droits et des libertés exige de tout Marocain, d’assumer les obligations de la véritable citoyenneté”, en laissant entendre que Ali Mourabet avait dérogé à ce principe.
M. Karam a joint ce document officiel au dossier de ce dernier qui devait être soumis, pour étude, à la Commission des libertés.
“Mais l’important, a-t-il dit, est de libérer Mourabet, d’autant que sa grève de la faim met sa vie en danger et, aussi, d’autoriser ses deux publications à reparaître”. Partant du fait que la suspension administrative d’un imprimé et l’arrestation préventive d’un journaliste appartiennent à un passé révolu.
De plus, il a annoncé que la Commission des libertés a chargé deux nouveaux avocats (marocain et français) pour assurer la défense du confrère emprisonné et suivre de près les conditions de son arrestation, de son jugement et de son incarcération.
“La Commission, a rappelé M. Karam, a pour mission de défendre les journalistes, de sauvegarder leur liberté d’une manière totale et de ne permettre à personne de lui porter atteinte”.
Cette prise de position de la FJA donnera à réfléchir aux régimes qui assujettissent la Presse et les journalistes à des mesures d’un autre âge, afin de les sanctionner pour avoir critiqué les gouvernants, ceci étant considéré comme un “crime de lèse-majesté”, même si ceux qui détiennent les rênes du Pouvoir commettent des abus et transgressent les lois en vigueur...

En marge du forum économique mondial
de la mer Morte

PhotoDe l’avis d’observateurs avisés et objectifs, le forum économique mondial ayant tenu ses assises sur les bords de la mer Morte, a débouché sur des recommandations qui resteront inappliquées. Pour la simple raison que le conflit israélo-arabe continuera à perturber cette région du globe et à empêcher l’instauration de la paix, d’autant que l’Amérique tient à sa politique unilatéraliste...

Au terme de trois jours de délibérations autour de nombreux points de l’ordre du jour du forum économique mondial, ayant tenu ses assises au bord de la mer Morte, S.M. le roi Abdallah II de Jordanie a émis l’espoir que “cette conférence marque le début d’une nouvelle ère pour les pays du Proche-Orient”.
Cependant, un observateur objectif qui a gardé l’anonymat, ne partage pas l’espoir et l’optimisme du souverain hachémite, partant du fait que “rien ne peut être réalisé dans cette région du globe, tant que le conflit israélo-arabe n’aura pas connu son heureux épilogue”.
Selon certains analystes, le forum doit être considéré comme une tentative américaine, visant à instaurer une zone de libre-échange dans la région proche-orientale, pour former un marché régional où l’Amérique exercerait son hégémonie et, partant, ferait obstruction aux pays membres de l’Union européenne. Il est de notoriété publique que Washington tient à maintenir le Proche-Orient sous son contrôle direct, parce que la capitale fédérale le considère comme une “chasse gardée et veut faire mainmise sur ses ressources naturelles, à commencer par les champs pétrolifères de l’Irak.
Même le secrétaire général des Nations unies, présent au forum, a critiqué sans les citer nommément, les forces de la coalition américano-britannique, doutant de la possibilité pour ces dernières de pacifier le pays du Rafidain, où la résistance à l’occupant semble devoir se perpétuer et prendre plus d’ampleur.
D’ailleurs, la crise irakienne a semé les germes de la discorde au sein de la communauté internationale, ainsi qu’il est apparu des débats au Conseil de sécurité. M. Kofi Annan semble vouloir dénoncer la guerre contre le régime de Bagdad, sans le feu vert de l’ONU et son aval.
Ainsi, tout projet américain dans cette région du globe et ailleurs, a peu de chance de passer, si Washington persiste dans sa politique unilatéraliste.
Le monde arabe qui a été partiellement représenté au forum de la mer Morte, est pratiquement marginalisé et le restera, tant que les Etats membres de la Ligue n’auront pas élaboré une stratégie commune pour défendre, avantageusement, leurs droits et les récupérer. Ils ont convenu au sommet de Beyrouth de tendre la main à Israël, sur la base de l’initiative du prince héritier Abdallah d’Arabie saoudite, en contre-partie de la restitution de tous les territoires occupés et du retour des réfugiés palestiniens de la diaspora. L’Etat hébreu a fait la sourde oreille à cette proposition et les Etats-Unis l’ont ignorée, faisant comme toujours le jeu de Tel-Aviv et souscrivant à ses quatre volontés. C’est pourquoi, la “feuille de route” rejoindra les archives, comme tant d’autres plans de paix élaborés au cours d’un demi-siècle.

Le sport unit...

Il nous arrive rarement d’évoquer, dans ces pages, un événement sportif, quelle que soit son importance, mais cette fois - et nous nous en excusons auprès de la rédaction sportive - nous n’avons pu résister à la tentation de commenter les agapes ayant réuni, à la résidence du chef du gouvernement et à son initiative, sous le slogan: “Le sport unit”, les basketteurs de La Sagesse et d’Ar-Ryadi, autour des dirigeants de la fédération de basket-ball. Et ce, aux fins de sceller la reconciliation entre deux équipes brouillées depuis la finale du championnat de cette discipline.
Des altercations verbales, aggravées par une malencontreuse claque, avaient clôturé l’ultime rencontre entre les joueurs des deux bords et envenimé l’atmosphère; le combat cessa faute de combattants, les “jaunes” s’étant retirés en signe de protestation contre une décision de l’arbitre jugée inadéquate ou partiale.
A vrai dire, le cœur n’y était plus et les deux camps se sont séparés dans un climat électrisé. On a parlé d’émergence de l’esprit sectaire ou confessionnel que l’on croyait s’être dissipé, définitivement. Et l’échange d’invectives et d’accusations s’est perpétué à travers les médias toujours à la recherche du sensationnel. “Les journalistes aiment voir la guerre éclater pour pouvoir en parler”, a dit un pince-sans-rire.
Tout est bien qui finit bien et il n’était pas tard pour le président Hariri de rassembler les basketteurs en bisbille sous le toit de sa maison. Maintenant qu’ils ont partagé le pain et le sel, il faut espérer que tout ira pour le mieux dans le monde sportif...
... Et, aussi, que l’atmosphère au Conseil des ministres continuera à se rasséréner davantage, en dépit de l’évocation en son sein des dossiers conflictuels.

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