Synode
patriarcal maronite:
observations et critiques... |
| Des observations, certaines négatives
et des critiques ont été formulées contre le
Synode patriarcal maronite. Mais elles ne minimisent nullement l’importance
de cette conférence ecclésiale, dont la première
session qui a duré plusieurs semaines, sera suivie d’une
seconde en octobre 2004. La perfection n’est pas de ce monde
et les travaux accomplis jusqu’ici constituent un premier
pas sur le bon chemin.
Au terme de neuf semaines de délibérations et
d’échanges de vues autour des questions figurant à
son ordre du jour, le synode patriarcal maronite a clôturé
sa première session, la seconde devant tenir ses assises
en octobre 2004.
On peut lire un compte-rendu des travaux de la dernière semaine
et des recommandations adoptées, ailleurs dans cette livraison.
Nous nous contenterons ici de nous faire l’écho, autant
des observations émises, que des critiques formulées
par divers milieux, à propos des sujets discutés et
des résultats auxquels ils ont abouti.
Tout d’abord, il importe de préciser que le synode
revêt un cachet ecclésial, concernant l’Eglise
de tous les fidèles maronites, en particulier et chrétiens,
en général, sans exclure les citoyens des autres communautés.
De fait, des dignitaires et des laïcs musulmans y ont participé.
Il a procédé à une autocritique et projeté
une vision futuriste des problèmes intéressant la
vie des fidèles à tous les plans et des moyens à
mettre en œuvre pour leur trouver les solutions adéquates.
Venons-en, à présent, aux critiques. D’aucuns
se plaignent de ce que les partis politiques n’aient pas été
invités à se joindre aux membres du synode. Les partis
et courants chrétiens ont la possibilité de présenter
des suggestions qui seront soumises à la seconde session.
Même remarque de la part des mouvements de jeunes qui se sentent
marginalisés. Si les jeunes étaient absents aux travaux
de la première session, leurs problèmes ne l’étaient
pas, de même que la politique. Preuve en est que des dossiers
ayant fait l’objet des délibérations avaient
pour titres: “La maronité et la politique” et
“la maronité et les jeunes”.
S’il est un peu vrai qu’il y a eu depuis Taëf (1992),
une cassure entre la classe politique et la tranche chrétienne
et, plus particulièrement, maronite de notre peuple, Bkerké
ne cesse de traiter tous les sujets intéressant, la chrétienté
dans ses homélies dominicales et ses messages de Noël,
du Carème et de Pâques ou à travers les communiqués
que diffuse l’assemblée des prélats à
l’issue de leur rencontre mensuelle, en plus des déclarations
communes des patriarches chrétiens d’Orient.
Les tribunaux religieux ont, également, fait l’objet
de critiques, surtout pour leur retard à trancher les litiges.
Or, des recommandations adoptées portent sur la nécessité
d’améliorer et le niveau et la procédure de
ces tribunaux, en vue d’améliorer leur prestation.
Et, aussi, sur les droits de la femme.
La première session du synode est un premier pas dans la
bonne voie; il s’agit, à présent, que ses travaux
se poursuivent avec le même élan et que ses résolutions
ne restent pas lettre morte. D’ailleurs, une courte prière
sera récitée chaque dimanche dans les églises
maronites du Liban et à l’étranger à
l’intention de cette assemblée qui ne peut ni ne doit
plus faire marche arrière ou s’arrêter à
mi-chemin.
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Lourde
responsabilité de la Commission
des libertés de la FJA
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| La
commission permanente des libertés relevant de la Fédération
des journalistes arabes, assume une lourde responsabilité
et son président a du pain sur la planche sur le plan tant
local que du monde arabe (du Machrek et du Maghreb). En plus des
affaires de la NTV et de la MTV, il s’occupe du cas d’un
confrère arabe incarcéré au Maroc et en a discuté
avec l’ambassadeur de ce pays à Beyrouth (notre photo).
Combien lourde est la responsabilité de la Commission
permanente des libertés relevant de la Fédération
des journalistes arabes, dont M. Melhem Karam assume la présidence,
tout en cumulant la vice-présidence de la FJA et la présidence
de l’Ordre des journalistes libanais.
Les membres de la fédération ont fait un bon choix
en jetant leur dévolu sur un confrère dont le professionnalisme
n’a d’égal que son souci de défendre les
libertés. M. Karam a, s’il en est encore besoin, donné
la preuve de sa détermination à prendre le parti de
ses confrères, sous l’angle professionnel, partout
où ils se trouvent dans le monde arabe (du Machrek et du
Maghreb), abstraction faite de leurs affiliations politiques et
idéologiques.
Il a réagi, cette fois, en faveur d’un journaliste
marocain, Ali el-Mourabet. Observant une grève de la faim
depuis plusieurs semaines, en signe de protestation contre son arrestation
et les conditions de son incarcération, son état s’est
affaibli au point de nécessiter son hospitalisation.
Le président de la Commission des libertés a pris
position en sa faveur et on peut comprendre son embarras, étant
donné les excellentes relations qu’il entretient avec
les chefs des missions diplomatiques arabes accrédités
à Beyrouth et, spécialement, celui du royaume chréfien.
M. Abdel-Jalil Fenjiro, représentant du gouvernement de Rabat,
lui a rendu visite pour lui remettre un mémoire traitant
du cas de Mourabet dont M. Karam a réclamé la libération
et la levée de la mesure frappant ses deux journaux de suspension
administrative,
Le mémoire de Rabat fait état d’un discours
de S.M. Mohamed VI le 29 mai, dans lequel il rappelle que “la
pratique des droits et des libertés exige de tout Marocain,
d’assumer les obligations de la véritable citoyenneté”,
en laissant entendre que Ali Mourabet avait dérogé
à ce principe.
M. Karam a joint ce document officiel au dossier de ce dernier qui
devait être soumis, pour étude, à la Commission
des libertés.
“Mais l’important, a-t-il dit, est de libérer
Mourabet, d’autant que sa grève de la faim met sa vie
en danger et, aussi, d’autoriser ses deux publications à
reparaître”. Partant du fait que la suspension administrative
d’un imprimé et l’arrestation préventive
d’un journaliste appartiennent à un passé révolu.
De plus, il a annoncé que la Commission des libertés
a chargé deux nouveaux avocats (marocain et français)
pour assurer la défense du confrère emprisonné
et suivre de près les conditions de son arrestation, de son
jugement et de son incarcération.
“La Commission, a rappelé M. Karam, a pour mission
de défendre les journalistes, de sauvegarder leur liberté
d’une manière totale et de ne permettre à personne
de lui porter atteinte”.
Cette prise de position de la FJA donnera à réfléchir
aux régimes qui assujettissent la Presse et les journalistes
à des mesures d’un autre âge, afin de les sanctionner
pour avoir critiqué les gouvernants, ceci étant considéré
comme un “crime de lèse-majesté”, même
si ceux qui détiennent les rênes du Pouvoir commettent
des abus et transgressent les lois en vigueur...
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En
marge du forum économique mondial
de la mer Morte
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| De
l’avis d’observateurs avisés et objectifs, le
forum économique mondial ayant tenu ses assises sur les bords
de la mer Morte, a débouché sur des recommandations
qui resteront inappliquées. Pour la simple raison que le
conflit israélo-arabe continuera à perturber cette
région du globe et à empêcher l’instauration
de la paix, d’autant que l’Amérique tient à
sa politique unilatéraliste...
Au terme de trois jours de délibérations autour de
nombreux points de l’ordre du jour du forum économique
mondial, ayant tenu ses assises au bord de la mer Morte, S.M. le
roi Abdallah II de Jordanie a émis l’espoir que “cette
conférence marque le début d’une nouvelle ère
pour les pays du Proche-Orient”.
Cependant, un observateur objectif qui a gardé l’anonymat,
ne partage pas l’espoir et l’optimisme du souverain
hachémite, partant du fait que “rien ne peut être
réalisé dans cette région du globe, tant que
le conflit israélo-arabe n’aura pas connu son heureux
épilogue”.
Selon certains analystes, le forum doit être considéré
comme une tentative américaine, visant à instaurer
une zone de libre-échange dans la région proche-orientale,
pour former un marché régional où l’Amérique
exercerait son hégémonie et, partant, ferait obstruction
aux pays membres de l’Union européenne. Il est de notoriété
publique que Washington tient à maintenir le Proche-Orient
sous son contrôle direct, parce que la capitale fédérale
le considère comme une “chasse gardée et veut
faire mainmise sur ses ressources naturelles, à commencer
par les champs pétrolifères de l’Irak.
Même le secrétaire général des Nations
unies, présent au forum, a critiqué sans les citer
nommément, les forces de la coalition américano-britannique,
doutant de la possibilité pour ces dernières de pacifier
le pays du Rafidain, où la résistance à l’occupant
semble devoir se perpétuer et prendre plus d’ampleur.
D’ailleurs, la crise irakienne a semé les germes de
la discorde au sein de la communauté internationale, ainsi
qu’il est apparu des débats au Conseil de sécurité.
M. Kofi Annan semble vouloir dénoncer la guerre contre le
régime de Bagdad, sans le feu vert de l’ONU et son
aval.
Ainsi, tout projet américain dans cette région du
globe et ailleurs, a peu de chance de passer, si Washington persiste
dans sa politique unilatéraliste.
Le monde arabe qui a été partiellement représenté
au forum de la mer Morte, est pratiquement marginalisé et
le restera, tant que les Etats membres de la Ligue n’auront
pas élaboré une stratégie commune pour défendre,
avantageusement, leurs droits et les récupérer. Ils
ont convenu au sommet de Beyrouth de tendre la main à Israël,
sur la base de l’initiative du prince héritier Abdallah
d’Arabie saoudite, en contre-partie de la restitution de tous
les territoires occupés et du retour des réfugiés
palestiniens de la diaspora. L’Etat hébreu a fait la
sourde oreille à cette proposition et les Etats-Unis l’ont
ignorée, faisant comme toujours le jeu de Tel-Aviv et souscrivant
à ses quatre volontés. C’est pourquoi, la “feuille
de route” rejoindra les archives, comme tant d’autres
plans de paix élaborés au cours d’un demi-siècle.
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| Le
sport unit... |
| Il nous arrive rarement d’évoquer,
dans ces pages, un événement sportif, quelle que soit
son importance, mais cette fois - et nous nous en excusons auprès
de la rédaction sportive - nous n’avons pu résister
à la tentation de commenter les agapes ayant réuni,
à la résidence du chef du gouvernement et à
son initiative, sous le slogan: “Le sport unit”, les
basketteurs de La Sagesse et d’Ar-Ryadi, autour des dirigeants
de la fédération de basket-ball. Et ce, aux fins de
sceller la reconciliation entre deux équipes brouillées
depuis la finale du championnat de cette discipline.
Des altercations verbales, aggravées par une malencontreuse
claque, avaient clôturé l’ultime rencontre entre
les joueurs des deux bords et envenimé l’atmosphère;
le combat cessa faute de combattants, les “jaunes” s’étant
retirés en signe de protestation contre une décision
de l’arbitre jugée inadéquate ou partiale.
A vrai dire, le cœur n’y était plus et les deux
camps se sont séparés dans un climat électrisé.
On a parlé d’émergence de l’esprit sectaire
ou confessionnel que l’on croyait s’être dissipé,
définitivement. Et l’échange d’invectives
et d’accusations s’est perpétué à
travers les médias toujours à la recherche du sensationnel.
“Les journalistes aiment voir la guerre éclater pour
pouvoir en parler”, a dit un pince-sans-rire.
Tout est bien qui finit bien et il n’était pas tard
pour le président Hariri de rassembler les basketteurs en
bisbille sous le toit de sa maison. Maintenant qu’ils ont
partagé le pain et le sel, il faut espérer que tout
ira pour le mieux dans le monde sportif...
... Et, aussi, que l’atmosphère au Conseil des ministres
continuera à se rasséréner davantage, en dépit
de l’évocation en son sein des dossiers conflictuels.
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