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Nouveau style présidentiel
dans l’inspection des projets |
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Békaa: la grogne des agriculteurs
et le personnel réduit de Baalbeck |
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Même en pleines vacances,
Baabda et Koraytem ne chôment pas... |
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| Les martyrs de la Presse |
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Nouveau
style présidentiel
dans l’inspection des projets |
| Le chef de l’Etat innove dans sa manière
de s’enquérir de l’état des projets en
cours d’exécution ou de la bonne marche des services
officiels. Au début du mois, il a fait une descente inopinée
au siège de l’EDL. Dimanche dernier, il a entrepris
une tournée d’inspection au Kesrouan l’ayant
mené de Chabrouh, où un barrage est en cours de construction
en haute montagne et sur le littoral de Dbayé, où
le retard dans l’aménagement d’un échangeur,
cause des embouteillages monstres.
Depuis le début du mois, le chef de l’Etat a inauguré
un nouveau style dans la manière de gérer les affaires
publiques, en inspectant, personnellement, les travaux et les projets
en cours d’exécution, afin de s’assurer qu’ils
seront achevés dans les détais prévus.
Le président de la République tient, désormais,
à s’assurer, en personne, de la bonne marche de l’administration
publique et a entamé sa nouvelle tactique en effectuant une
“descente” au siège de l’Electricité
du Liban, pour se faire une idée exacte des causes qui empêchent
les services officiels de bien fonctionner. Sa visite inopinée
à l’EDL lui a permis de toucher du doigt l’état
de l’office dans son ensemble et, aussi, l’absence de
plusieurs ronds-de-cuir à une heure de pointe. Il semble
que les explications qui lui ont été fournies sur
les raisons d’un tel absentéisme, ne l’aient
pas trop convaincu...
Dimanche dernier, le président Lahoud accompagné du
commandant de la garde présidentielle, a entrepris une tournée
sur le terrain dans plusieurs zones du Kesrouan. Il s’est
attardé dans la région de Chabrouh où est construit
un barrage, examinant les plans du chantier et se renseignant sur
les différentes étapes d’exécution. Il
a tenu, surtout, à savoir si ces dernières et les
délais fixés pour la fin des travaux allaient être
rigoureusement respectés.
Rappelons que le barrage de Chabrouh dont le président Lahoud
a posé la première pierre l’été
dernier, devra être achevé, en principe, fin octobre
2004 et constitue la première phase d’un plan décennal
prévoyant la construction de nombreux barrages et lacs artificiels.
Ces ouvrages auront pour avantage de retenir les ressources hydrauliques
du pays, de dynamiser l’agriculture et de permettre la production
de l’énergie électrique, par l’installation
d’usines thermiques. Si ce barrage avait été
construit depuis qu’on en parle, il y a près de quarante
ans, les pénuries du courant dont pâtissent les citoyens
auraient pu être évitées.
Le Premier Libanais s’est arrêté, d’autre
part, à Zouk Mousbeh où la lenteur mise à construire
un échangeur rend la circulation automobile difficile ces
dernières semaines. Les citoyens arrivent à leurs
bureaux avec plus de deux heures de retard, à cause des embouteillages
monstres qui se produisent dans ce secteur, notamment le long du
tronçon de la route reliant Dbayé à Jounieh.
Le président Lahoud a réprimandé les entrepreneurs
et exigé l’achèvement de l’échangeur
sans plus de retard.
“Je veux, leur a-t-il dit, que les citoyens puissent emprunter
le nouveau pont avant la fin de l’année”.
On peut être sûr et certain que la société
concernée s’exécutera et que le CDR, à
qui incombe la tâche de contrôler la réalisation
de pareils projets, accomplira son devoir...
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Békaa:
la grogne des agriculteurs
et le personnel réduit de Baalbeck |
| La
grogne des agriculteurs de la Békaa et des producteurs de
pommes bécharriotes qui ne parviennent pas à écouler
leurs récoltes, a contraint M. Ali Hassan Khalil, ministre
de l’Agriculture (notre photo) à prendre le ferme engagement
“de réviser l’agenda établi avec la Jordanie
et d’autres pays arabes, en vue d’une règlementation
plus équitable et rationnelle de l’écoulement
des produits de la terre.
Deux faits ont retenu notre attention durant le dernier week-end:
la grogne des agriculteurs de la Békaa et du personnel, extrêmement
réduit, affecté au gardiennage et à l’entretien
des ruines de l’ancienne Héliopolis.
En ce qui concerne le premier point, il y a lieu de constater que
les plaintes des travailleurs de la terre békaaiotes, autant
que les producteurs de fruits et légumes, n’ont jamais
été autant nombreuses que depuis la prise en charge
du portefeuille de l’Agriculture par deux titulaires originaires
de ce district.
L’avant-dernier fait l’objet d’une enquête,
suite aux accusations portées contre lui par un député
de la même circonscription devenu membre de l’actuel
Cabinet.
Il est accusé, en même temps que son successeur, “d’avoir
marginalisé” les agriculteurs, producteurs de fruits
et légumes, pour n’avoir pas joint des personnes les
représentant, à la délégation officielle
ayant mené des pourparlers à Amman qui ont débouché
sur une convention règlementant l’écoulement
des produits de la terre sur les marchés libanais et jordanien.
Cette délégation comptait parmi ses membres des délégués
de l’Association des commerçants... mais non des principaux
intéressés, à savoir: les agriculteurs.
De ce fait, le secteur agricole libanais n’a pas profité,
comme il se doit, de ladite convention bipartite. Nos fruits et
légumes - les pommes de terre notamment - sont acheminés
vers les dépôts et non vers la Jordanie ou d’autres
marchés arabes. En signe de protestation, les producteurs
locaux ont observé dimanche un sit-in qui a bloqué
le trafic routier durant plusieurs heures...
Le second sujet ne manque pas de surprendre, étant donné
son étrangeté. Nous avons appris que vingt employés
et ouvriers - au lieu de 250 auparavant - assurent le gardiennage
et les travaux d’entretien des ruines de Baalbeck. Ils ne
seront plus que dix-huit d’ici à quelques mois, deux
parmi eux devant être admis à faire valoir leur droit
à la retraite.
Comment est-il possible à un personnel aussi restreint de
veiller au bon maintien des temples de Bacchus et de Jupiter, surtout
durant le festival international de Baalbeck étant donné
l’affluence des festivaliers, laquelle nécessite plus
d’attention et d’efforts.
D’autant que l’aménagement d’un musée
archéologique dans l’enceinte des ruines, requiert
un travail permanent, puisqu’il doit accueillir les visiteurs
durant toute l’année.
Les Baalbackiotes ont, également, protesté contre
cet état de choses et s’interrogent sur le principal
responsable de cette anomalie.
Nous nous demandons avec eux: qui est en charge des ruines de cette
localité, considérée comme patrimoine national
et international: est-ce le ministère de la Culture ou celui
du Tourisme? Quel qu’il soit, il est tenu d’agir sans
plus de retard; le plus tôt sera le mieux.
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Même
en pleines vacances,
Baabda et Koraytem ne chôment pas... |
| Les
vacances politico-parlementaires qui prendront fin début
septembre, n’empêchent pas les chefs de l’Etat
et du gouvernement de s’activer, à l’effet de
solutionner tant de problèmes requérant des solutions
urgentes. Ainsi, le président Lahoud poursuit sa croisade
en faveur de la réforme administrative. M. Rafic Hariri,
lui, a quitté la Sardaigne pour des visites de travail qu’il
a effectuées à Paris et au Kazakhstan.
Interrompant ses vacances en Sardaigne, le chef du gouvernement
a gagné mardi la capitale française où il a
été reçu, pendant deux heures et quart par
le président Jacques Chirac.
En quittant le palais de l’Elysée, le président
Rafic Hariri a laissé entendre qu’une nouvelle conférence
des pays donateurs (Paris III) pourrait se tenir à une date
non encore fixée, avant d’ajouter: “Tout dépend
du Liban et de son application des engagements qu’il a pris
lors de Paris II”. Sans en préciser, toutefois, la
teneur...
Il a révélé, aussi, que son entretien avec
le chef de l’Etat français avait, également,
porté sur la conjoncture régionale, sous l’angle
de ses répercussions sur le Liban et la Syrie. Ainsi que
sur la situation en Irak et la nécessité de confier
un plus grand rôle aux Nations unies au double plan de la
pacification du pays et de sa reconstruction.
Puis, M. Hariri s’est rendu au Kazakhstan où il devait
s’entretenir avec les responsables durant deux jours (mercredi
et jeudi) de sujets dont il n’a pas spécifié
la nature...
On peut donc dire que, même durant ses vacances où
il est censé prendre du repos, le Premier ministre continue
à œuvrer sans répit, par la force de l’habitude.
Tout en restant éloigné, momentanément, des
dossiers locaux faisant l’objet de litiges, celui de l’EDL
en tête que le ministre de l’Energie et de l’Eau
n’a pas encore réussi à engager sur la bonne
voie. En ce qui a trait, surtout, à l’achat du fuel
oil en quantités suffisantes afin de prévenir un nouveau
rationnement plus rigoureux du courant.
Du moins dans certains districts - le Nord et la Békaa, notamment
- ce qui a suscité une vive réaction de la part du
vice-président de la Chambre, lequel a demandé que
soit reconsidérée la décision “discriminatoire”
de l’EDL de fournir aux Nordistes et aux Békaaiotes
quatre heures d’électricité, entrecoupées
par huit heures de coupure.
Pendant ce temps, le chef de l’Etat poursuit sa campagne en
faveur de la relance de la réforme. De fait, il a promis
de nouvelles initiatives décisives de la part du Conseil
des ministres, quand il recommencera à siéger à
partir du 4 septembre.
“Des dossiers délicats et sensibles doivent être
rouverts et examinés avec responsabilité”, a
dit le président Lahoud au président de l’Ordre
des journalistes. Et d’affirmer: “Le pays vivra un état
de réforme avancé, qu’il sera difficile de stopper,
comme ce fut le cas précédemment. Je n’accepte
pas que le Liban perde au plan économique, ce qu’il
a gagné au plan politique et sécuritaire” (lire
ailleurs les prises de position présidentielles).
***
Quant à l’élection partielle de Baabda-Aley,
la bataille s’échauffe au fur et à mesure qu’on
approche de la date du scrutin - le 14 septembre - trois candidats
étant en lice: MM. Henri Hélou, Hikmat Dib et Imad
Hajj.
Se présentant comme le candidat de la modération,
M. Hélou taxe son principal rival, M. Dib, d’extrémisme
et lui trouve les “défauts politiques” de son
mentor et parrain, le général Michel Aoun. |
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| Les
martyrs de la Presse |
| L’affaire de Zahra Kazimi,
journaliste irano-canadienne, qui a succombé à une
fracture du crâne occasionnée au cours de son interrogatoire
à Téhéran, continue à défrayer
la chronique politico-judiciaire en Iran, plusieurs semaines après
son décès.
La publication d’un rapport exigé par le président
Mohamed Khatami, a confirmé la version du décès
telle que présentée par les réformateurs; aussi,
le chef de l’Etat iranien relance-t-il l’enquête
afin de déterminer les responsabilités. Affaire à
suivre.
De son côté, la Presse arabe, par la voix de sa fédération
(FJA), a dénoncé le fait pour les forces américaines
d’occupation, d’avoir ajouté un nouveau nom -
le 20ème - à la liste des confrères martyrs
en Irak. Mazen Dahna a été tué au moment où
il accomplissait son devoir professionnel à Bagdad.
Dans une déclaration diffusée au Caire, MM. Ibrahim
Nafeh, président de la FJA; Melhem Karam, vice-président;
Salaheddine Hafez, secrétaire général et Mohamed
Baalbaki, président de l’Ordre de la Presse libanaise,
ont stigmatisé ce crime, “pareil à ceux que
la soldatesque israélienne commet en Palestine”.
Dans un message adressé à M. Kofi Annan, secrétaire
général des Nations unies, la FJA lui demande “de
condamner les crimes perpétrés contre les populations
civiles, en général et contre les journalistes, en
particulier”.
Elle réprouve, également, l’attentat à
l’explosif contre le siège de l’ONU à
Bagdad, le qualifiant de “crime terroriste ayant pour but
de neutraliser le rôle de l’organisation internationale
que nous nous employons tous à réactiver, pour en
faire le substitut au rôle de l’occupation”.
Nous terminerons par cette réflexion de lord Byron: “...
Les martyrs sauvent leur patrie et ouvrent l’aile de la liberté
à tous les vents”.
Paix à leur âme.
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