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Dépression: les nouveaux traitements
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Comment maigrir en 2004
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L’ecstasy entraîne des pertes de mémoire
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Par Le Dr. Carma KARAM
Dépression: les nouveaux traitements

photo La dépression est une des maladies méconnues, sous-estimée et pourtant prédominante. Elle est ignorée, pas toujours recherchée car souvent taboue et silencieuse. On estime qu’elle touche un adulte sur dix environ, ce qui est considérable.
Qu’est-ce qui doit attirer l’attention?
Une perte de poids ou une prise de poids, ou encore un changement dans le rythme de sommeil (insomnie le plus souvent), perte d’énergie ou fatigue, ainsi que sensation de culpabilité injustifiée ou encore d’inutilité. Ces symptômes doivent être permanents et durer depuis au moins quinze jours.
Les personnes dépressives étalent rarement leurs émotions, et contrairement à des idées reçues, vous ne les verrez pas souvent en cris et en pleurs, surtout pas devant témoins.
Si l’on en croit des chiffres officiels, le nombre de dépressions aurait triplé depuis vingt ans, mais cela est dû en grande partie à une meilleure reconnaissance de la maladie.
En parallèle avec cette reconnaissance sont apparus de nouveaux traitements, de plus en plus efficaces et on estime que 70 à 80% des dépressions sont curables.
En première ligne, les médicaments antidépresseurs, dont certains ont été grandement médiatisés. Leur efficacité est variable, mais ils constituent indiscutablement une aide au traitement. Ils ne guérissent pas toujours la maladie, mais aident à vivre avec. De plus, ils sont plutôt efficaces pour empêcher l’apparition de nouveaux accès dépressifs.
L’autre option est la psychothérapie, qui revêt différents aspects et qui est souvent associée aux médicaments.


Comment maigrir en 2004

photoL’obésité est le fléau du vingt-et-unième siècle, et nous en parlerons souvent ici, car elle conduit à de graves problèmes de santé, notamment cardiovasculaires ( hypertension, diabète, maladie coronaire, infarctus, insuffisance cardiaque).
Toutes les régions du monde sont concernées, mais en particulier les Etats-Unis d’Amérique.
C’est pourquoi des chercheurs de la Duke University ont publié dans les “Archives of Internal Medicine” une étude réalisée chez 120 personnes de 40 à 65 ans, en surpoids (index de masse corporelle autour de 29) dont certains ont fait de l’exercice physique (une marche de 30 mn par jour), mais aucun n’a fait de régime alimentaire pendant la durée de l’étude. Ceux qui ne faisaient pas de marche ont pris 1.2 kilo de plus que les autres. Par contre, ceux qui en ont fait ont maintenu leur poids dans 73% des cas. Seuls ceux qui ont fait du jogging avec une moyenne de 27 km par semaine ont perdu quatre kilos en huit mois.
Il apparaît donc que faire de l’exercice physique n’est pas le meilleur moyen de perdre du poids, mais il s’agit d’un bon moyen pour se maintenir et ne pas grossir. Ce qui est déjà bien, car on estime que l’“Américain moyen” prend 500 grammes de graisse par an entre l’âge de 25 et 55 ans.
Le message est surtout que, en 2004 et probablement encore pour longtemps, le meilleur moyen de maigrir est de manger moins.


L’ecstasy entraîne des pertes de mémoire

Selon une étude britannique, les consommateurs de la drogue ecstasy seraient sujets à des pertes de mémoire. Les données ont été recueillies en Europe, Australie et aux Etats-Unis. Ils révèlent que ceux qui prennent la drogue des boîtes de nuit seraient 23% plus nombreux à constater des troubles de mémoire que les non consommateurs. Le phénomène s’aggrave en cas d’association avec le cannabis. Certains parlent de bombe à retardement.
L’ecstasy a la réputation d’être une drogue “sûre”, qui augmente l’éveil et intensifie les émotions. Mais, en réalité, elle risque d’entraîner des pics d’hyperthermie, quelquefois mortels.
Dans l’étude publiée dans le “Journal of Psychopharmacology” et qui a regroupé plus de 750 participants, il y avait des personnes qui avaient pris plus de dix fois la fameuse pilule. Ceux-là, avaient 14% de perte de mémoire de plus que ceux qui n’avaient jamais pris d’ecstasy et 23% de plus que ceux qui n’ont jamais pris de drogue.
L’ecstasy affecte la mémoire dite “à long terme”, alors que le cannabis touche plutôt le court terme.


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