| “Planète Japon” est présentée par Saër Karam sous forme de deux structures complémentaires. Ici, la photographie, la substance du message nous est livrée à travers l’image; c’est-à-dire les formes, les lignes, les masses, les couleurs, l’ombre et la lumière; là le texte, la substance du message est portée par des mots et en trois langues: français, anglais, arabe.

Roppongi Hills, décor futuriste et design :
l’art contemporain a trouvé un théâtre grandeur nature.
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Les photos dans leur ensemble reflètent la fascination du Japon contemporain, qui a moins de 50 ans d’âge et où tradition et modernité cohabitent, équitablement et harmonieusement. Elles laissent, en même temps, transparaître une approche très personnelle de l’image qui devient, à la fois, document et symbole, où la représentation des sites, espaces, lieux, rues... est liée à la notion de “temps”.
Photo volée : la station de métro, la nuit, trois filles, une pose, une seconde
de réflexion et clic !
L’instant d’après, le positionnement de ces jeunes femmes n’était plus symétrique.
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L’invasion de la promotion dans le quotidien : dans le métro de Tokyo, certains wagons voient leurs poignées utilisées comme espace publicitaire.
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Partout, c’est la façon de voir de Saër Karam qui prévaut. Il a su, grâce à un talent certain, développer un style très personnel et aborder l’art de la photographie avec un esprit créateur. Une maîtrise parfaite des diverses techniques de l’art photographique lui a permis de réaliser une grande variété d’images - (vues d’ensemble ou gros plans) - “voulues” et “insurpassables”, à la fois, par leur valeur documentaire et leurs qualités plastiques.

Goutte d’eau sur feuille de lotus : la beauté des choses simples.
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Non seulement Saër Karam excelle dans l’art d’appréhender l’effet fugitif; souvent, il affronte la difficulté de prendre des photos dans des espaces relativement statiques ou particulièrement animés, selon des points de vue arbitraires, à un moment du jour ou de la nuit, particulièrement intéressant, celui où les jeux d’ombre et de lumière créent des effets de contraste, subtils ou violents, selon les cas et ce, pour conférer à l’image toute sa force d’expression.

Illustration parfaite de la tradition
et de la modernité dans un environnement réel.
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TRADUCTION INTELLIGIBLE ET ARTISTIQUE DU JAPON
A chaque fois, Saër Karam a saisi, au bout de son objectif, un instant de vie en enregistrant le choc émotionnel ressenti à un moment précis. Et à chaque fois, les photos nous donnent une traduction intelligible et artistique du Japon d’aujourd’hui, où des symboles de la civilisation traditionnelle s’infiltrent avec bonheur dans les symboles de la modernité, tout en mettant en valeur les contrastes.

Inauguré en 2003, Roppongi Hills, quartier chic et nouveau,
est le plus grand projet immobilier de gratte-ciel
(coût : 4 milliards de dollars).
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En compressant les signes de temporalité historique, il a produit des images dialectiques où le passé se cristallise dans le présent. Son attitude correspond à celle d’un voyageur explorant le Japon dont l’objet n’est pas de reproduire les images des cartes postales, mais celles où le Japon d’aujourd’hui, avec tous ses contrastes, est saisi dans toutes ses complexités psychiques, physiques, organiques, architecturales et socio-culturelles.

Image fantomatique d’un carrefour de Tokyo.
Voitures et passants se fondent dans l’urbanisme high-tech.
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Ici, l’image est infiniment mieux armée que le texte, pour dire le plus de choses dans le minimum de temps. Aussi, toutes les réalisations sont-elles le résultat d’une même et constante volonté d’attention, soucieuse de ne pas enlever aux éléments, aux êtres et aux choses leur propre signification, tout en leur conférant, à la fois, une portée symbolique et esthétique.
Lanterne à l’entrée
d’un restaurant.
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Night-club à Tokyo. Particularité : on y rencontre autant d’Occidentaux que de Japonais.
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La photographie chez Saër Karam n’est pas la reproduction “mécanique” de ce que son œil voit, mais la transposition “picturale” de ce que son esprit ressent, où l’art et l’imagination jouent un rôle primordial. Son talent s’impose.
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L’inauguration de l’exposition
“Planète Japon” a été placée sous le patronage du chef de l’Etat, le général Emile Lahoud, qui s’est fait représenter par le Dr Michel Moussa, ministre d’Etat.
On notait, également, la présence de MM. Adnan Arakji, député et Ali Abdallah, ministre du Tourisme, représentant, respectivement, les présidents de la Chambre et du Conseil; de M. Hassan Falha, représentant le ministre de l’Information; de l’ambassadeur du Japon, M. Tokumitsu Murakami; du colonel Abderrahmann el-Assaad, représentant le commandant en chef de l’Armée ainsi que des invités du tout Beyrouth politique, diplomatique, culturel, médiatique et des affaires. |
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Le texte de présentation de l’exposition figurant sur la carte d’invitation intégralement:
Directeur de la rédaction de “La Revue du Liban”, Saër Karam a toujours été fasciné par l’image. Attiré par la typographie et les différentes facettes que peut revêtir l’art ; la conception, la mise en page et la photographie, ses passions premières se sont naturellement mariées à sa profession de journaliste.
Il a à son actif la réalisation de plusieurs portraits de personnalités, couvertures de publications, d’ouvrages, ainsi que des photoreportages d’actualité.
Formé dans une école de journalisme à Paris, amoureux de la technologie, créateur du site Web de “La Revue du Liban” – premier hebdomadaire d’informa-tions en ligne au Liban et dans la région – mordu de graphic design et ayant la créativité comme credo, sa jeunesse l’a conduit à moderniser une institution et à créer le trimestriel “Style”.

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Précurseur du mouvement actuel d’engouement culturel et artistique pour le Japon (une des principales sources d’inspiration du cinéma, du design et de la littérature), le numéro spécial de “La Revue du Liban” (http://rdl.com.lb/japon), consacré à l’Archipel, a connu un très vif succès.
Les 50 photographies de l’exposition sont extraites de quelque 3.000 clichés, tous pris par Saër Karam, au cours d’un voyage récent au Japon et représentent une réflexion sur la cohabitation harmonieuse entre tradition et modernité au pays du Soleil levant.
Chaque cliché dépeint une ambiance, un événement, une émotion, raconte une histoire, une nation; une invitation au voyage, un témoignage de journaliste au-delà des mots… |
N.B.: La carte d'invitation:"Une œuvre d'art" a été conçue et réalisée par Saër Karam
lui-même.
Voir aussi:
La publicité parue dans la presse.
L'article paru dans Monday Morning.
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