Le 13 juillet, le président Nicolas Sarkozy a lancé avec faste à Paris, l’Union pour la Méditerranée, en présence de plus de 40 chefs d’Etat ou de gouvernement. Ce succès de la diplomatie française, a été rehaussé par la rencontre entre le président libanais, Michel Sleiman et le président syrien qui sont convenus d’ouvrir une nouvelle page dans les relations libano-syriennes.
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Les présidents Sarkozy et Moubarak entourés de MM. Ban Ki-moon et José Manuel Barroso lors de la conférence de presse.
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Lorsque le 23 octobre 2007 à Tanger, le président Nicolas Sarkozy avait lancé son appel à l’Union méditerranéenne conçue comme “un défi pour chacun d’entre nous, peuples de la Méditerranée”, beaucoup pensaient que cette idée resterait lettre-morte, tant le projet de réunir autour d’une même table les pays européens et les pays du sud de la Méditerranée semblait quasi-insurmontable. Malgré l’obstruction de certains partenaires européens de la France, en particulier de l’Allemagne, qui n’ont guère d’intérêt pour le Sud, l’obstination française a fini par prévaloir et, finalement, ce sont plus de quarante chefs d’Etat et de gouvernement, plus le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui se sont retrouvés à Paris, le 13 juillet, pour procéder au lancement de l’Union pour la Méditerranée, avant d’assister au traditionnel défilé du 14 juillet.
Le président Michel Sleiman, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani,
les présidents Nicolas Sarkozy et Bachar Assad.
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Le président Sarkozy accueillant les présidents Sleiman et Assad.
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Un succès
Les participants se sont retrouvés au Grand palais, un bâtiment prestigieux construit au bord de la Seine pour l’Exposition universelle de 1900, durant une séance plénière présidée par Nicolas Sarkozy et le président égyptien Hosni Moubarak. Au terme de quatre heures de discussions, ils se sont mis d’accord à l’unanimité pour lancer l’Union pour la Méditerranée (UPM) qui regroupera 43 pays, représentant 750 millions d’habitants, du continent européen et de la rive sud de la Méditerranée. Seule la Libye, réticente sur un processus qui lui semble trop calqué sur celui de Barcelone, manquait à l’appel, mais il a été précisé que la porte lui restait toujours ouverte. Il a été assuré que, outre l’Union européenne, la Ligue des Etats arabes sera un membre permanent de l’Union pour la Méditerranée.
Entretien au palais de l’Elysée entre le président Sarkozy, l’émir de Qatar cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani,
les présidents Michel Sleiman et Bachar Assad.
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Le président Michel Sleiman s’entretenant avec le président Bachar Assad...
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Les dirigeants français ne cachaient pas leur satisfaction devant ce véritable succès diplomatique. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a assuré qu’“un rêve est devenu réalité”.
Selon le conseiller spécial du président Sarkozy, Henri Guaino: “Ce sommet est un succès, dans la mesure où il replace la Méditerranée au centre des enjeux géopolitiques. C’est, aussi, un succès, parce qu’il réunit des pays qui se faisaient la guerre et jusqu’à présent n’avaient pas réussi à dialoguer autour d’une table. Nous voulons à partir de ce sommet, la réalisation de projets concrets, créer un climat favorable à la résolution des conflits”.
Pour sa part, Hosni Moubarak a déclaré: “Nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons effectué un grand pas sur la voie de notre destin commun. Je suis certain que nous irons très loin sur cette voie”. Le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, a qualifié ce sommet “d’acte historique pour l’avenir de l’Europe et de la Méditerranée”.
L’objectif est donc de promouvoir une ambition stratégique, en créant un partenariat renforcé de façon à promouvoir la paix, le développement et une meilleure compréhension sociale et culturelle entre les deux rives de la Méditerranée.
... Et avec l’émir de Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani.
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Le président Michel Sleiman s’entretenant avec le secrétaire général
des Nations unies, Ban Ki-moon.
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Une organisation paritaire
Il est clair que la nouvelle Union sera différente du processus de Barcelone sur des points essentiels: elle s’attachera à réaliser des projets concrets conçus sur une base paritaire et, surtout, elle respectera l’égalité et la parité entre le Nord et le Sud. Lors de la conférence de presse finale, entouré du président Moubarak et du président de la commission européenne, le président Sarkozy a souligné ce point, en précisant que l’Union sera coprésidée par un représentant du Nord, la France pour commencer et un représentant du Sud, le président Moubarak.
L’Union qui aura pour nom Processus de Barcelone-Union pour la Méditerranée, sera dotée de nouvelles structures institutionnelles. Ainsi, un sommet réunira les chefs d’Etat et de gouvernement tous les deux ans. Les ministres des Affaires étrangères se réuniront chaque année. Un “comité de direction” composé de représentants du Sud et du Nord sera basé à Bruxelles. L’Union pour la Méditerranée aura un secrétariat permanent dont la localisation et la composition qui font l’objet de tractations et d’une concurrence entre le Maroc et la Tunisie, seront décidées en novembre prochain, lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères. C’est, également, à cette époque que les moyens de financement des projets devront être précisés.
Poignée de main entre le chef de l’Etat libanais
et la chancelière allemande Angela Merkel...
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... et le Premier ministre italien
Silvio Berlusconi.
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Des projets concrets mais
un certain flou politique
Sur le plan concret, six grands projets ont été retenus par le sommet: la dépollution, les autoroutes maritimes et terrestres, la protection civile, la création d’une université euro-méditerranéenne et d’un programme Erasmus pour la Méditerranée, le développement des entreprises, la mise en place d’un plan solaire et la recherche pour les énergies nouvelles.
Sur ce point, le président Michel Sleiman a proposé de fonder un Centre de Recherche Scientifique Méditerranéen (CRSM), basé au Liban qui serait le creuset de la recherche pour les projets scientifiques retenus durant le sommet.
Conversation entre les présidents français et tunisien.
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Le président Sarkozy accueillant le président algérien Abdel-Aziz Bouteflika.
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Si les projets techniques sont bien précisés, la déclaration finale laisse au contraire apparaître un certain flou politique. Comme le rappellent les auteurs de l’ouvrage collectif: Quelle union pour quelle Méditerranée?, publié par la revue Etudes géopolitiques de l’Observatoire d’études géopolitiques à Paris (www.etudes-geopolitiques.com), les problèmes politiques qui ont empêché le processus de Barcelone d’avancer positivement ne disparaîtront pas par enchantement: la crise palestinienne, les désordres au Proche-Orient, le différend algéro-marocain à propos du Sahara occidental… D’ailleurs, Hosni Moubarak a rappelé que “les échecs du passé sont dus aux échecs du processus de paix au Proche-Orient”.
Moment de complicité entre le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le président Sarkozy
et le Premier ministre israélien Ehud Olmert.
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Mme Nazek Hariri en conversation avec le président Sleiman.
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Or, la déclaration finale du sommet de Paris reste très évasive: la référence à la fin de l’occupation des territoires arabes par Israël a été supprimée et le communiqué final apporte son “soutien au processus de paix israélo-palestinien” sans évoquer, explicitement, la création d’un Etat palestinien. En outre, on peut regretter que les pays européens aient cédé à l’exigence d’Israël d’enlever toute référence au plan de paix arabe adopté au Sommet arabe de Beyrouth en 2002 et réaffirmé au Sommet de Riyad en 2007.
Il semble donc que la bonne volonté arabe, qui s’est encore manifestée en acceptant de participer au sommet de Paris avec Israël, se heurte toujours au jusqu’auboutisme de l’Etat d’Israël dont on se demande s’il veut vraiment faire la paix. Le manque d’esprit d’ouverture des Israéliens explique, sans doute, une certaine irritation des rangs arabes et le fait que, ni le président palestinien Mahmoud Abbas, ni le président syrien Bachar Assad n’ont assisté au discours d’Ehud Olmert…
Discours du général Michel Sleiman:
“L’UPM, un projet porteur d’espérance”
Paris, le 13 juillet 2008
Monsieur le président de la République française, Mesdames, Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,
Mesdames, Messieurs,
D’abord, Monsieur le président, merci de la chaleur de votre accueil, de l’accueil de la France, des Françaises et des Français, auquel nous sommes profondément sensibles.
Merci, aussi, de réunir autour de vous les pays concernés par la Méditerranée afin de débattre de l’avenir de cette région qui a été le berceau de la civilisation universelle.
Dans un monde ravagé par les guerres et où s’accroît la misère; dans un monde menacé par le terrorisme, où le fossé ne cesse de se creuser entre les pays riches et les pays pauvres, votre appel à ce sommet, Monsieur le président, est entendu dans le but de tenter de combler les écarts de tout genre qui existent entre les deux rives de la Méditerranée. Ces écarts ne peuvent se réduire qu’en œuvrant tous pour la paix, pour que les droits de tous les peuples soient respectés et pour que la justice soit appliquée.

Le chef de l’Etat libanais prononçant son discours.
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C’est à partir de là, que les projets de développement pourront mener à la prospérité et au rééquilibrage des inégalités.
A force de différer sans cesse le règlement du conflit au Moyen-Orient, les affrontements sont devenus l’épicentre de l’instabilité dans la région et menacent la stabilité de la Méditerranée et du monde.
Mettons-nous d’accord sur une stratégie méditerranéenne, dont la clé de voûte serait le règlement du conflit israélo-palestinien, le retrait des territoires occupés et l’application de toutes les résolutions des Nations unies.
Monsieur le président,
Pour le Liban, l’Union pour la Méditerranée est un projet porteur d’espérance. Mon pays est prêt à coopérer avec les pays concernés dans tous les domaines, économique, social, culturel, de l’enseignement et de la recherche.
A cet égard, qui mieux que le Liban, où se sont relayées les civilisations du monde, pourrait accueillir le dialogue des cultures, des civilisations et des religions. C’est sur cette terre que se sont rencontrés l’Orient et l’Occident. Et, sur cette terre, que nous pourrions mieux servir la paix, la démocratie et le développement durable.
La vocation du Liban a toujours été et demeurera de combattre pour que la liberté progresse, pour que l’injustice sociale régresse et pour que la dignité de chaque être soit reconnue. Ces idéaux sont aussi ceux des peuples des deux rives de la Méditerranée, ardents militants de la paix, du dialogue et du développement. Ensemble, la diversité de nos expériences et de nos cultures contribuera à la stabilité non seulement de la Méditerranée mais du monde.
Construisons, alors, une culture du respect mutuel, une société méditerranéenne plus harmonieuse, afin de relever les défis qui nous menacent, à savoir: la destruction de notre environnement, l’uniformisation de nos cultures et, surtout, la paupérisation de nos sociétés.
Un CRSM au Liban
Nous sommes appelés à repenser nos politiques de croissance et de développement, car il est grand temps de réconcilier l’homme et son environnement et ce n’est qu’à travers la culture que l’humanité trouvera son salut.
Œuvrons pour que les échanges marchands s’accompagnent des échanges d’idées.
Œuvrons pour que toutes nos filles et tous nos garçons accèdent à l’éducation.
Engageons-nous à ce que l’éducation soit une priorité et donnons-lui la place qu’elle mérite dans nos projets.
Conjuguons nos efforts pour créer un espace de recherche méditerranéen, capable de diffuser les sciences et de promouvoir les connaissances.
A cet égard, je propose Monsieur le président la création d’un Centre de Recherche Scientifique Méditerranéen, un CRSM, basé au Liban qui serait le creuset de la recherche pour les projets scientifiques retenus durant le sommet.
Monsieur le président,
La Méditerranée doit être unie et solidaire dans la diversité de ses peuples, afin que toutes les convictions, toutes les opinions et toutes les religions puissent coexister ensemble.
Nos destinées sont liées, aucun pays ne pouvant prétendre répondre seul aux défis de notre siècle. Tel est le message du Liban, tel est je crois l’ambition de ce sommet. |
Avancée dans le dossier
syro-libanais
L’Union pour la Méditerranée ne pourra pas faire l’économie de la gestion des crises politiques. D’ailleurs, en marge du sommet de Paris, les dossiers brûlants ont été examinés. Une rencontre a eu lieu entre le président palestinien Abbas et le Premier ministre d’Israël Olmert, sous l’égide de Nicolas Sarkozy, qui a réaffirmé que la paix est possible sur la base claire de la garantie de la sécurité d’Israël et la création d’un Etat palestinien. Il a ajouté que “la France ne ménagera pas sa peine pour aboutir à la paix”. Ehud Olmert a déclaré, sans plus de précision, que les deux parties israélienne et palestinienne avaient progressé: “Nous n’avons jamais été aussi proches d’arriver à un accord”.
Le sommet de l’Union pour la Méditerranée a, surtout, été marqué en avant-première, le 12 juillet, par une journée libano-syrienne. Le président Sarkozy qui recevait le président du Liban, le général Michel Sleiman lors de sa première visite à l’étranger, a réaffirmé “L’entier soutien de la France au Liban”. Le général Sleiman a célébré “l’amitié profonde et séculaire qui lie nos deux peuples et nos deux pays”. Il a, également, remercié chaleureusement le président Sarkozy “des efforts qu’il a déployés, tant au niveau personnel qu’à celui en collaboration avec ses partenaires européens et enfin avec le Qatar, tout au long de plusieurs mois et ce, dans le but d’aboutir à une solution de la crise libanaise. Je tiens à le remercier de ses engagements à l’égard du Liban et à lui assurer que la France, amie de tous les Libanais, est d’un grand appui pour le Liban et ses causes justes”.
Le président français a, également, reçu le président syrien Bachar Assad qui lui a demandé de coparrainer le processus de négociations engagé avec les Israéliens sous l’égide de la Turquie. L’entretien franco-syrien a, naturellement, porté sur le Liban et a permis “d’ouvrir une page nouvelle avec la Syrie”. Les présidents libanais et syrien ont eu deux entretiens au cours desquels le général Sleiman a parlé avec franchise et fermeté à son homologue de Damas, en évoquant toutes les questions en suspens. Puis, les deux hommes se sont retrouvés lors d’une conférence de presse, en présence du président Sarkozy et de l’émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani pour annoncer l’ouverture de relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie. Le général Michel Sleiman a précisé que Beyrouth et Damas allaient se concerter pour régler un certain nombre de questions, de détails, notamment le tracé définitif des frontières, afin de concrétiser cette décision dans les meilleurs délais. Qualifiant la décision libano-syrienne de “progrès historique”, le président Sarkozy a annoncé qu’il se rendrait à Damas avant fin septembre.
Sur les dossiers libanais et syrien, le président français peut donc se targuer d’un réel succès. En même temps, avec la création de l’Union pour la Méditerranée et les diverses initiatives diplomatiques françaises, M. Sarkozy réaffirme l’engagement dynamique de la France comme un acteur de premier plan au Proche-Orient. La France suivra de très près l’évolution de la nouvelle relation libano-syrienne. Paris pourrait coparrainer l’ouverture d’une négociation directe entre Tel- Aviv et Damas. Nicolas Sarkozy se rendra en Syrie à la fin de l’été 2008; puis, en Israël et en Palestine.
Le deuxième pari de Nicolas Sarkozy consistera, désormais, à faire avancer la cause d’une paix juste et durable. Le succès serait total si l’Union pour la Méditerranée pouvait être le levier de cette paix qui, selon Henri Guaino, “ouvrirait une ère nouvelle en replaçant la Méditerranée comme centre de dialogue, de progrès et de civilisation”.
Le général Michel Sleiman aux Libanais de France:
“L’unité nationale doit dépasser tous les clivages”
Une réception en l’honneur du président Michel Sleiman a réuni de très nombreux représentants de la communauté libanaise en France et leurs amis. Accueilli par une garde d’honneur formée par des élèves libanais de la prestigieuse Ecole Polytechnique, acclamé chaleureusement par le public, entouré par le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh et l’ambassadeur du Liban en France, Boutros Assaker, le président de la République a prononcé un discours appelant à l’unité et à la solidarité des Libanais. Il a affirmé que “l’unité nationale doit dépasser tous les clivages”.
Le président Michel Sleiman s’adressant aux représentants de la communauté libanaise...
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... Entouré de MM. Faouzi Salloukh et Boutros Assaker.
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Il s’est félicité de la formation du nouveau gouvernement qui compte dans ses rangs de nombreux talents et a émis le souhait que l’on ne transforme pas le gouvernement en tribune de bataille politique: “Il faudra privilégier le consensus pour que le pays puisse aller de l’avant. Nous devons également porter une attention particulière à la réforme constitutionnelle, afin d’éviter les conflits de jurisprudence à chaque échéance électorale”. Il a précisé que la restauration d’un climat plus pacifique et plus stable aura des retombées positives sur l’économie nationale.
Le président de la République s’est félicité de la bonne évolution libano-syrienne et a déclaré que les relations entre les deux pays sont au mieux. Il a, également, rappelé qu’il ne faut pas se tromper d’ennemi: “Le principal adversaire du Liban est encore Israël”.
Il faut souligner que, lors de sa visite à Paris, Michel Sleiman a reçu le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avec lequel il a évoqué le dossier des fermes de Chebaa, des collines de Kfarchouba et de Ghajar occupées par Israël.
Le président Sleiman a réaffirmé l’opposition du Liban à l’implantation des réfugiés palestiniens, non pour marquer une quelconque opposition à leur égard, mais parce que les Palestiniens eux-mêmes refusent l’implantation et font valoir leur droit à retrouver un Etat indépendant et leur droit au retour qui est, d’ailleurs, conforme au droit international.
Le général Sleiman a, enfin, affirmé que la diaspora libanaise avait des devoirs et des droits: “Le pays a besoin de la diaspora, de sa solidarité, de ses investissements. Par ailleurs, les Libanais de l’extérieur doivent se sentir des citoyens à part entière, y compris en disposant du droit de vote”.
Le président Sleiman a ajouté que les ambassadeurs du Liban vont être chargés de garder un lien plus étroit entre les Libanais de la diaspora et la mère-patrie et de rendre compte, annuellement, de l’évolution de ces relations. |
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