Sleiman en faveur d’une culture de paix
après celle de la résistance |
Mû par son souci d’engager le pays sur la voie de la quiétude et de la stabilité, le chef de l’Etat ne cesse de prôner une “culture de paix”, après celle de la résistance. De plus, son discours devant l’Assemblée générale des Nations-unies, s’est signalé par un vibrant appel en faveur de la création, sous notre ciel, d’un centre pour le dialogue des religions, des cultures et des civilisations. Louable initiative qui, espérons-le, ne tardera pas à se concrétiser.
Dans le cadre de ses déplacements à l’étranger, le chef de l’Etat s’apprête à effectuer une visite officielle en Iran, venant après celle d’autres personnalités libanaises, le président Emile Lahoud et le général Michel Aoun, en tête.
D’aucuns ont estimé que le président de la République aurait dû se rendre le premier à Téhéran, mais il y a à la base de ce retard, la nécessité pour le Premier Libanais de se rendre aux Nations unies, où il a prononcé le mot du Liban devant l’Assemblée générale; puis, pour la seconde fois à l’effet de participer à la conférence du dialogue sur les religions et les cultures et au sommet de la francophonie au Québec. D’aucuns, semblent devoir minimiser l’importance de ces visites officielles, en insinuant que “la présidence de la République se trouve, aujourd’hui, non à Baabda, mais au sérail” (sic)...
Quoi qu’il en soit, les Libanais bien pensants, soucieux de la position du pays des cèdres dans le concert des nations évoluées et de son avenir, reconnaissent l’utilité des visites présidentielles à l’extérieur, lesquelles témoignent de l’estime que vouent ses homologues étrangers au président Michel Sleiman.
D’ailleurs, il s’est expliqué devant une délégation du Forum culturel arabe, en justifiant ses tournées extraterritoriales en ces termes: “Elles ont pour but de recouvrer le rôle du Liban sur la scène internationale, après une longue absence”.
Nous partageons la conviction du président Sleiman quand il soutient que “ce processus aura des retombées positives sur la scène politique et économique locale”.
En effet, les Libanais d’outremer ont été convaincus, autant que la communauté internationale, du fait que l’Etat a été reconstitué, dès le moment où le président de la République consensuel, s’est exprimé au nom de toutes les parties.
Ainsi, le président Sleiman a eu le mérite de relancer le dialogue et, aussi, de pousser les camps antagonistes à se réconcilier, afin de paver la voie aux retrouvailles nationales. Il restait encore à raccommoder les fractions chrétiennes et on vient d’apprendre que le chef de l’Etat s’en est entretenu, directement, cette semaine, avec S.Em. le cardinal Sfeir, rendant possible la normalisation des rapports entre certains pôles chrétiens, ceux-ci pouvant se retrouver, incessamment, à Bkerké.
Tout compte fait, il importe que la classe politique facilite la tâche du locataire de Baabda en n’entravant pas son action conciliatoire et salvatrice. Et ce, en favorisant la “culture de paix” après celle de la résistance... |
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Zaki: les armes dans les camps
visent à neutraliser les terroristes... |
Les incidents armés, de plus en plus fréquents qui se produisent dans les camps de réfugiés, spécialement à Ain el-Héloué, n’ont pas manqué d’inquiéter les Libanais qui craignent une réédition de la bataille de Nahr el-Bared. Cependant, Abbas Zaki, représentant de l’Autorité palestinienne au Liban, soutient que “les armes dans les camps permettent de neutraliser les éléments terroristes”. Et qu’en est-il des armes en dehors des camps?
L’étalage de force armée, la semaine dernière, au camp palestinien de Aïn el-Héloué, a suscité des réactions justifiées dans les milieux libanais qui ne cessent de réclamer le désarmement des “réfugiés”, établis en dehors des camps et de contrôler ceux se trouvant à l’intérieur.
En nous faisant l’écho des protestations de nos compatriotes, de plus en plus inquiétés par la prolifération des armes dans les camps, certains d’entre eux s’étant transformés en citadelles imprenables. Nous avons demandé à M. Ahmed Zaki, représentant de l’Autorité palestinienne au Liban, ce qu’il pensait de la manifestation armée de Aïn el-Héloué. Et si ceux qui l’ont organisée, ne transgressaient pas sa promesse de pacification réitérée maintes fois aux responsables?
Bien qu’il ait tardivement répondu à la question, à l’issue d’une visite au siège des Kataëb à Saïfi, nous la prenons au sérieux, parce qu’il se signale par sa bonne foi et son réel désir d’entretenir les meilleurs rapports avec les Libanais de tous bords.
Nous le croyons quand il affirme que “les Palestiniens vivant dans ce pays sont attachés à la légalité, à la souveraineté et à la loi libanaises, nul, parmi eux ne pouvant passer outre aux directives de l’OLP, unique représentant légal du peuple palestinien... Puis, nous sommes des hôtes temporaires et nos camps ne seront pas des repaires aux hors-la-loi. Ils ne constitueront pas une menace à la paix civile”.
Pourquoi donc maintenir les armes à l’intérieur des camps, du moment que ses occupants ne s’en servent plus pour combattre Israël, mais pour se canarder, tout en menaçant les habitants résidant à proximité?
M. Zaki a justifié cela, en assurant que “la force armée vise à aider la légalité libanaise à neutraliser les groupes terroristes qui tenteraient d’imposer leur loi”.
De plus, il a révélé un fait pour le moins curieux: “La légalité palestinienne estime que les armes doivent relever d’une “brigade du retour” liée à l’état-major de l’Armée libanaise... Si les Libanais ont une option différente, nous sommes prêts à en discuter. Quant aux Palestiniens armés en dehors des camps, ils relèvent de la souveraineté libanaise”.
Fort bien, mais comment l’Etat peut-il exercer son contrôle sur ces camps et y appliquer la loi, s’il n’a aucun droit de contrôle, ces derniers se trouvant dans des zones inaccessibles ou interdites aux représentants de l’Autorité? |
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Priorité au socio-humanitaire
pour éviter les journées tristes |
La grève générale observée mardi par le secteur pédagogique, donne un indice de la situation préoccupante qui prévaut dans le pays au niveau de la classe laborieuse. Et il semble que ce ne soit que le début d’une grogne appelée à s’amplifier, voire à se généraliser, selon le chef de la CGTL. Aussi, les responsables sont-ils invités à accorder la priorité au socio-humanitaire, afin de prévenir d’autres “journées tristes”.
“C’est une journée triste”. Par cette réflexion, combien expressive, Mme Bahia Hariri, ministre de l’Education, a qualifié la grève observée mardi dernier par les corps professoral et enseignant des universités, des établissements scolaires publics et privés, en signe d’appui à leurs doléances.
Effectivement, ce fut une journée morose, marquée par le gel du secteur pédagogique, ce qui s’est traduit par un “congé forcé” pour près d’un million d’universitaires et d’élèves.
Et ce n’est pas fini. En fait, ce n’est qu’un début, ainsi que l’a annoncé le chef de la centrale ouvrière. “Demain, ce sera au tour du secteur des transports en commun de cesser le travail; puis, d’autres salariés dont la situation laisse à désirer”, pour la simple raison qu’ils ne sont plus en mesure de joindre les deux bouts et de suffire aux besoins de leur maisonnée.
Il y a bien eu une timide tentative, ces derniers mois, d’améliorer les conditions de vie des citoyens de condition modeste et à revenu limité, mais elle ne semble pas avoir mis fin à la grogne qui s’étend, progressivement, à toutes les franges de la population. Le mouvement protestataire s’étend, progressivement, à toutes les franges de la population et risque de prendre de l’ampleur, à cause du chaos qui règne au niveau des établissements commerciaux, spécialement les supermarchés, lesquels imposent les prix à leur guise et selon leur bon plaisir, encouragés qu’ils sont par le nombre très limité des contrôleurs chargés de prémunir les consommateurs contre la rapacité des gens du négoce.
Mais revenons à la grêve du secteur pédagogique. Un porte-parole des syndicats des professeurs et des enseignants a rappelé que ceux-ci avaient formulé leurs revendications durant l’été, afin de ne pas compromettre l’année scolaire. Malheureusement, leurs appels réitérés sont tombés dans des oreilles sourdes...
Puis, il faut prendre en considération la position de plus en plus faible de la CGTL qui prenait, d’habitude, le parti des travailleurs. Aussi, le chef de l’Etat a-t-il jugé nécessaire, en recevant le conseil de la CGTL, mardi dernier, d’appeler son conseil exécutif à réunifier les rangs de la centrale ouvrière - en la “dépolitisant” - afin qu’elle puisse de nouveau soutenir la main-d’œuvre pour l’aider à obtenir satisfaction de ses desiderata.
Peut-être qu’après cela, le monde du travail, négligé par la classe politique, pourra être couvert dignement par la CNSS et les retraités, par l’assurance-vieillesse objet de tant de tractations depuis des décennies sans pouvoir être concrétisée... |
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| Intoxication médiatique |
Au fur et à mesure qu’on approchera des législatives, le ton des déclarations et des discours va monter en flèche, tous les coups bas étant permis de la part des camps antagonistes.
Malheureusement, le fair play en est exclu et certains politicards ont tendance à recourir à l’intoxication, par la voie médiatique, à l’effet de produire un effet insidieux sur certaines influences, dans le but d’émousser le sens moral et critique à la fois de l’électeur.
Il est regrettable qu’on use d’une propagande malsaine pour intoxiquer l’esprit des citoyens, les dépraver ou, ce qui est pire, les priver de la capacité de distinguer entre les candidats représentatifs et les autres...
Ainsi, un chef de parti prétendant disposer de la majorité écrasante dans le camp chrétien, pousse l’extravagance jusqu’à s’attaquer à la magistrature suprême. De fait, on l’a entendu dire: “La présidence de la République n’est pas, aujourd’hui, à Baabda, mais au Sérail”.
Et ce, suite à deux prises de position du palais présidentiel, à travers le Conseil des ministres envers deux sujets chers à l’auteur de cette déplorable déclaration: ceux relatifs aux prérogatives du vice-président du Conseil et à l’option, non approuvée par ses propres alliés, ayant trait au règlement du dossier du cellulaire au moyen d’un accord de gré à gré. Ce qui transgresse les lois en vigueur...
Conclusion pratique; il faut que la clause du nouveau code électoral soit appliquée, dès à présent, aux fins de prévenir tout abus de nature à galvauder le scrutin. |
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