| Sommet de Libye: le Liban n’y participerait pas... |
En procédant d’une manière très peu diplomatique, la Libye a tiré le Liban d’embarras, en ce qui a trait à sa participation au sommet arabe devant tenir ses assises dans la Jamahiriya. En effet, le président Kadhafi a adressé l’invitation officielle par le biais de son ambassade de Damas; aussi, le président Sleiman a-t-il refusé de la recevoir. Ainsi, Beyrouth n’est plus tenu de se faire représenter à la conférence.
L’affaire Moussa Sadr prenait de plus en plus une tournure préoccupante. En effet, les chefs politiques de sa communauté menaçaient de retirer leurs ministres du gouvernement d’union nationale, si le Liban décidait de participer au sommet de Libye. Exactement comme ils avaient été retirés du Cabinet Sanioura, lorsque la constitution du Tribunal international pour le Liban faisait l’objet d’un débat.
Cette prise de position de la part de deux parties chiites - Amal et le Hezbollah - incite les Libanais bien pensants à poser la question suivante: l’imam Sadr appartient-il à sa communauté ou au Liban tout entier, pour qu’une telle décision, pour le moins étrange, soit prise?
Quelle initiative en rapport avec cette triste affaire les ministres chiites ont-ils adoptée depuis la disparition de l’imam? Ils se sont contentés de prendre à partie le chef de la Jamahiriya libyenne, sans plus...
Puis, qu’a fait la Ligue arabe, elle qui parraine le sommet, sans jamais s’enquérir du sort de l’imam Sadr et de ses deux compagnons de voyage disparus au moment où ils se trouvaient sur le territoire libyen?
L’organisme panarabe se contente, maintenant, de blâmer la Jamahiriya “de n’avoir pas adressé une invitation au Liban pour prendre part à son sommet, comme l’exige la tradition”.
La participation libanaise au sommet de Libye doit donc être du ressort de l’Autorité officielle et non de sa communauté.
Le fait pour le Liban d’avoir été représenté au récent sommet syro-iranien de Damas par le secrétaire général du Hezbollah, corrobore cette tendance du “parti de Dieu” qui paraît déterminé à décider du beau temps et de la pluie chez nous, en passant outre à l’Autorité légale et en ignorant totalement la conférence du dialogue où ce parti participe pour la forme!
Aux dernières nouvelles, un impair du président Kadhafi a sauvé le Liban de la situation dans laquelle il était enlisé, à cause de “l’affaire Sadr”. En effet, Tripoli a adressé l’invitation au président Sleiman - qui l’a rejetée - par l’intermédiaire de l’ambassade libanaise à Damas... Ce qui est contraire à la tradition et aux règles diplomatiques, alors qu’il était tenu de la faire parvenir, comme d’habitude au palais de Baabda par le biais d’un émissaire spécial. |
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Pourquoi cette cabale contre
le directeur général des FSI? |
Les FSI et leur directeur général, le général Achraf Rifi (notre photo) font l’objet, ces derniers temps, d’une cabale de la part de milieux qui ne voient pas d’un bon œil l’action efficace de cet organisme ayant eu le mérite de prévenir toute atteinte à la sécurité et, de plus, de coopérer avec des pays amis à l’effet d’engager le Liban sur la voie de la stabilité.
Les Forces de sécurité intérieure (FSI) et leur directeur général, le général Achraf Rifi font l’objet d’une cabale, qualifiée “d’inadmissible” dont on ne s’explique pas la raison ni le mobile.
Le chef du gouvernement a dit “qu’elle est déplacée contre une institution aussi efficace et hautement qualifiée”.
Des hommes politiques soutiennent que “le général Rifi est au-dessus de tout soupçon” (Marwan Hamadé dixit), partant du fait que les sessions de formation de ses forces ont permis de démanteler des réseaux d’espionnage au Liban, ayant dégagé certains fils conducteurs qui ont été utiles à l’enquête internationale sur l’assassinat du président-martyr Rafic Hariri.
Un autre député, en l’occurrence, M. Okab Sacre, fait ressembler cette cabale à des “bombes fumigènes destinées à faire du chantage sur les forces du 14 mars”.
De son côté, M. Hassan Mneimné, ministre de l’Education nationale, soutient que la campagne en question a pour objet “d’affaiblir le moral des FSI afin de réduire leur efficacité”. Aussi, déplore-t-il que “cette cabale ait été exploitée dans le sens de l’accusation et de la provocation”.
En fait, les FSI sont prises à partie par les milieux - on sait lesquels - qui lui en veulent d’avoir coopéré avec l’ambassade des Etats-Unis, sur le plan des renseignements portant sur des dossiers en rapport avec des affaires criminelles.
Le général Rifi a répliqué à ses détracteurs, disant avoir la conscience tranquille et utilisant un adage voulant signifier “qu’il est aussi solide que la montagne et que rien ne peut l’ébranler”.
“Un clou chasse l’autre”, dit le dicton. A présent, d’autres affaires ont éclipsé celle des FSI et on parle moins de ce “scandale” soulevé par des parties ayant pâti de leur action, laquelle a barré la voie aux infractions aux lois libanaises.
Une autre affaire non moins délicate a été montée en épingle: il s’agit d’une prétendue requête de l’ambassade des Etats Unis - toujours elle - réclamant des informations à propos des réseaux du cellulaire, en vue d’une meilleure surveillance par leurs services chargés de surveiller l’armée du crime au Liban et dans la région.
Il est apparu, par la suite, qu’il ne s’agit de rien de préjudiciable à notre souveraineté, l’arrangement auquel est parvenue la mission diplomatique américaine avec le gouvernement, du temps du président Sanioura, ne dérogeant nullement aux règlements en vigueur. Là aussi, il semble qu’on ait voulu attenter à M. Sanioura, non plus en tant que Premier ministre, mais que chef du bloc parlementaire du Courant du futur... |
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Le Hezb tranche le débat:
Assad recevra Joumblatt prochainement... |
C’est définitif: M. Walid Joumblatt ira incessamment à Damas et sera reçu par le président Bachar Assad. Le secrétaire général du Hezbollah, qui a servi d’intermédiaire entre les deux hommes, a annoncé la nouvelle. Le leader du Parti socialiste progressiste a également remercié Talal Arslan et Wia’m Wahab de leurs efforts conciliatoires disant “qu’il a beaucoup de choses à dire au chef de l’Etat syrien...”
Le débat autour de la visite de M. Walid Joumblatt à Damas est pratiquement clos et c’est sayyed Hassan Nasrallah qui l’a tranché, en annonçant au début de la semaine, que “le président Bachar Assad le recevra prochainement”...
On commençait à désespérer d’un rapide épilogue à cette affaire, surtout depuis que la presse damascène blâmait le leader du parti socialiste progressite, à la suite de son talk-show télévisé de samedi soir, dans lequel il a créé la surprise, une fois de plus, en s’abstenant expressement de formuler des excuses à l’adresse du chef de l’Etat syrien... Tout en faisant son mea culpa pour des propos blessants qu’il avait tenus à son adresse après l’assassinat de son père, Kamal Joumblatt.
Le secrétaire général du Hezbollah a agi à l’effet d’accélérer la réconciliation entre les deux hommes.
Ainsi, malgré les critiques du journal syrien “Al-Watan”, Walid Joumblatt prendra, incessamment le chemin de Damas, probablement aujourd’hui vendredi. Le Hezb a préparé la voie de ce déplacement en diffusant lundi soir un communiqué qualifiant le dernier discours de M. Joumblatt de “révision claire et audacieuse de ses positions antérieures”.
Le régime syrien, partant de son souci d’établir les meilleures relations avec tous les pôles politiques du Liban, a résolu “de dépasser tout ce qui s’est passé durant l’étape précédente et d’ouvrir une nouvelle page bénéfique pour tous”, a précisé le communiqué du Hezbollah. Le président Bachar Assad recevcra M. Walid Joumblatt quand il se rendra à Damas, la date de la visite devant être fixée prochaînement.
En dépit de cela, “Al-Watan” est revenu à la charge, écrivant en s’inspirant des commentaires de certains analystes: “Walid Joumblatt n’a pas été bien inspiré en plaçant la Syrie dans une position de négociation ou de marchandage”.
Et d’ajouter: “La Syrie désire tisser les meilleures relations avec l’ensemble des pôles politiques libanais, en prévenant que “la voie de Damas ne peut s’ouvrir si les citoyens des deux pays et des deux côtés des frontières, n’ont pas un avis positif concernant la tentative du député Walid Joumblatt de tourner la douloureuse et insultante page du passé entre les deux pays”.
Après avoir remercié sayyed Hassan Nasrallah, l’émir Talal Arslan et Wiam Wahab des efforts qu’ils ont déployés en vue de favoriser sa réconciliation avec Damas, le leader du PSP affirmait dans une déclaration à la TV Al-Manar: “La page du passé est définitivement tournée et j’aurais baucoup de choses à dire au président Bachar Assad lors de notre rencontre”.
A quoi, un confrère posait au maître de Moukhtara cette question pour le moins embarrassante: “Qu’est ce que M. Joumblatt peut encore dire à M. Assad après s’être remis complètement à nu, sa repentance ayant été totale et inconditionnelle?” |
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| Solidarité avec les chrétiens d’Irak |
A l’initiative de la Commission épiscopale pour les moyens d’information que préside Mgr Béchara Rahi, archevêque maronite de Jbeil, une “journée de solidarité” avec les chrétiens d’Irak, a été organisée durant le dernier week-end, marquée par une messe solennelle que S.B. le patriarche syriaque-catholique a célébrée en la basilique de Harissa, en présence des prélats de toutes les communautés et d’une foule de fidèles formée, principalement, de ressortissants irakiens ayant quitté le pays du Rafidaïn au cours des dernières années, pour fuir la persécution et les attentats.
L’office divin a été ouvert par un message de S.S. Benoît XVI, dont lecture a été donnée par le Nonce apostolique, par lequel le Souverain Pontife a condamné “les crimes perpétrés sur la terre irakienne martyrisée”. Tout en demandant à la communauté internationale d’assurer la sécurité à la population civile de ce pays.
Puis, le chef spirituel de la communauté syriaque a, dans son homélie, évoqué le souvenir de Mgr Akho, évêque de Mossoul, assassiné il y a juste trois ans non loin du siège de son diocèse et des prêtres de la communauté ayant connu le même sort.
“Prions, a-t-il conclu, pour un Irak uni, édifié sur la véritable fraternité et une citoyenneté saine”.
Enfin, l’ambassadeur d’Irak a improvisé à la fin de la messe, un discours dans lequel il a stigmatisé la vague d’attentats dont ont été victimes dans son pays, musulmans et chrétiens. “Nos frères chrétiens, a dit le diplomate irakien, sont connus pour leur pacifisme et leur désir de vivre en commun. Ni le Liban, ni l’Irak, ni aucun autre pays ne restent les mêmes s’ils sont vidés des chrétiens”.
On a ressenti beaucoup d’émotion durant cette messe qui a ranimé le sentiment d’humanisme et de fraternité parmi les fidèles présents. |
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